À l’approche des célébrations du 27 avril, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) marque sa différence en annonçant son refus de participer aux festivités officielles de l’indépendance du Togo.
Alors que la capitale se prépare pour commémorer le 66ᵉ anniversaire de l’accession à la souveraineté, le parti d’opposition assume une position qu’il qualifie de cohérente avec ses convictions. Pour l’ANC, il ne s’agit pas d’un simple désaccord protocolaire, mais d’une remise en question du sens même de cette indépendance.
Son porte-parole, Eric Dupuy, a réaffirmé que le combat du parti vise à restaurer ce qu’il considère comme une véritable indépendance, conforme aux idéaux des pères fondateurs. Selon lui, les conditions actuelles ne permettent pas de célébrer pleinement cette date historique.
Dans cette logique, participer aux cérémonies reviendrait, selon l’ANC, à valider une situation qu’elle conteste. Le parti met en avant des critères tels que la transparence dans la gouvernance, le respect des libertés publiques et la fin des détentions à caractère politique comme fondements d’une indépendance réelle.
Ce boycott s’inscrit ainsi dans une posture politique assumée, à quelques jours d’une commémoration nationale symbolique.











