L’Union des Forces de Changement (UFC) a créé la surprise en annonçant l’exclusion définitive de quatre de ses militants à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue ce lundi à son siège à Lomé. Une décision interne qui fait déjà réagir dans les cercles politiques et sur les réseaux sociaux.
Selon le communiqué officiel signé par le 2ème Vice-Président du parti, Sena Alipui, cette mesure a été prise dans le strict respect des textes internes du parti. L’UFC évoque notamment l’article 47 de ses statuts et l’article 26 de son règlement intérieur, qui encadrent les sanctions liées aux fautes graves portant atteinte à la discipline et à l’unité du parti.
Des accusations lourdes au sein du parti
Les militants concernés par cette exclusion sont Esther Adigo, Bismarck Aboda, Fada Adzrakou et Elliot Ahlin Ohin.
Les trois premiers sont accusés de transhumance politique, une pratique souvent très critiquée dans le paysage politique togolais, où des responsables changent de camp politique en fonction des circonstances.
Quant à Elliot Ahlin Ohin, il est reproché pour des violations répétées des règles internes, des actes d’indiscipline et des comportements jugés contraires à la ligne politique du parti.
Une décision qui interroge et alimente les débats
Cette vague d’exclusions intervient dans un contexte où les partis politiques sont de plus en plus attentifs à la cohésion interne et à la loyauté de leurs membres.
Sur les réseaux sociaux, la nouvelle commence déjà à faire réagir. Certains internautes saluent une décision de “fermeté nécessaire”, tandis que d’autres s’interrogent sur les tensions internes qui pourraient exister au sein de l’UFC.
Dans un paysage politique souvent marqué par les repositionnements et les alliances changeantes, la notion de transhumance politique reste un sujet sensible et très commenté.
Une stratégie de discipline interne assumée
En se basant sur ses textes internes, l’UFC semble vouloir envoyer un message clair : la discipline et la cohésion restent prioritaires au sein du parti.
Le communiqué précise que la décision a été prise à l’issue des délibérations du Bureau Directeur, renforçant l’idée d’une procédure interne structurée et assumée.
Source : IciLomé











