Sokpor Kossi Sitsopé Honoré, connu sous le nom d’« Affectio », a été déféré à la prison civile de Lomé le 4 mai 2026, après près de deux semaines passées en garde à vue à la brigade de gendarmerie d’Agoè-Nyivé.
Arrêté le 24 avril par l’unité Anti-gang, il est accusé d’« atteinte à la sûreté de l’État » et de « divulgation de photos de biens de l’État », après avoir filmé des caniveaux en construction à proximité du domicile de ses parents.
Cette nouvelle incarcération suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) dénonce une arrestation arbitraire et réclame sa libération immédiate. Son président s’est d’ailleurs rendu sur place pour tenter de le rencontrer.
Le Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC), qui regroupe plusieurs organisations de la société civile et partis politiques, a également exprimé ses préoccupations, qualifiant la détention d’illégale dans un communiqué publié le 2 mai 2026.
Selon ces acteurs, « Affectio » aurait simplement documenté des infrastructures publiques dans une démarche visant à attirer l’attention sur les efforts de lutte contre les inondations à Lomé.
Ce dossier intervient dans un contexte marqué par une précédente affaire : entre janvier et décembre 2025, l’activiste avait déjà été détenu pendant plusieurs mois à la suite de la diffusion d’un poème intitulé « Fais ta part », jugé critique envers les autorités.
À ce stade, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué davantage sur l’évolution de la procédure.











