Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) interpelle le gouvernement togolais sur les difficultés liées à l’accès au logement à Lomé et dans ses environs. Dans une lettre ouverte datée du 24 août 2026, l’organisation dénonce notamment la hausse des loyers et ce qu’elle présente comme des pratiques abusives concernant les cautions. Elle formule plusieurs propositions pour renforcer la protection des locataires.
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) demande au gouvernement togolais d’agir face aux difficultés rencontrées par une partie des populations pour accéder à un logement à Lomé et dans ses environs. Dans une lettre ouverte adressée notamment au gouvernement et au ministère de l’Urbanisme, l’organisation estime que la question du coût du logement nécessite une intervention urgente des pouvoirs publics.
Le mouvement affirme avoir constaté sur le terrain des situations dans lesquelles des propriétaires ou intermédiaires exigeraient des cautions dépassant le plafond prévu par la réglementation. Il évoque notamment des demandes pouvant atteindre plusieurs mois de loyer, voire davantage. Le MMLK dénonce également une hausse des loyers qu’il juge préoccupante pour les ménages.
Pour l’organisation, ces difficultés toucheraient différentes catégories de la population, notamment les fonctionnaires, les étudiants et les familles à revenus modestes. Le mouvement estime que la difficulté à accéder à un logement abordable peut accentuer la précarité des ménages et appelle donc les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle.
Quatre mesures proposées au gouvernement
Le MMLK demande en premier lieu une application plus rigoureuse des dispositions encadrant les cautions, avec notamment la mise en place de mécanismes de contrôle et de sanctions contre les pratiques qu’il considère comme contraires à la réglementation.
L’organisation propose également la création d’un cadre de régulation des loyers, avec des barèmes qui seraient établis selon les quartiers. Elle souhaite par ailleurs la mise en place d’un mécanisme gratuit de plaintes, comprenant notamment un numéro vert et des guichets permettant aux locataires de signaler les abus.
La quatrième proposition porte sur la promotion du logement social, avec un appel à accélérer les projets destinés aux ménages disposant de revenus modestes.
Une campagne baptisée « Loyer digne »
Au-delà de cette lettre ouverte, le MMLK annonce le lancement d’une campagne intitulée « LOYER DIGNE ». Selon l’organisation, cette initiative doit permettre de recueillir les témoignages de citoyens confrontés à des difficultés liées au logement et d’assurer un suivi de la question.
Dans sa démarche, le mouvement place la question du logement dans une perspective plus large de protection sociale et de dignité des ménages. Il appelle ainsi les pouvoirs publics à apporter des réponses aux difficultés soulevées.
Le MMLK dit enfin attendre des mesures concrètes et urgentes de la part du gouvernement. Les différentes propositions formulées dans sa lettre ouverte constituent désormais les principaux points de sa demande sur la question des loyers à Lomé et dans ses environs.
4 propositions du MMLK : contrôle des cautions, régulation des loyers, mécanisme gratuit de plaintes et promotion du logement social.
Le mouvement annonce également une campagne de sensibilisation baptisée « Loyer digne ».


