Les autorités maliennes rejettent fermement les accusations selon lesquelles des djihadistes auraient été libérés en échange d’un accès sécurisé au carburant. L’armée qualifie ces informations de rumeurs infondées visant à nuire à l’image du pays et à fragiliser la confiance entre la population et ses institutions.
Ces allégations, relayées par plusieurs sources sécuritaires et politiques, évoquaient la libération de plus d’une centaine, voire près de 200 combattants. Selon ces mêmes informations, un accord aurait été conclu à la mi-mars entre Bamako et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.
Ce groupe est accusé de mener, depuis plusieurs mois, des attaques répétées contre des convois de camions-citernes, perturbant l’approvisionnement en carburant, notamment dans la capitale Bamako.
Face à ces rumeurs, les responsables militaires dénoncent une tentative de désinformation dans un contexte sécuritaire déjà très fragile. Le Mali est en effet confronté depuis 2012 à une crise persistante marquée par des violences impliquant des groupes djihadistes, des mouvements armés et des réseaux criminels.
Dans ce climat tendu, toute information liée à d’éventuelles négociations avec des groupes armés reste particulièrement sensible et susceptible d’alimenter les inquiétudes au sein de la population.











