La capitale togolaise accueille la 4e édition du Forum international des professionnels du droit et du chiffre (FIPRODE), organisé sous l’égide de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires).
Après Dakar, Kigali et Yaoundé, c’est donc au tour de Lomé de réunir magistrats, avocats, notaires, experts-comptables, banquiers, fiscalistes et décideurs publics autour des enjeux liés au droit des affaires en Afrique.
Les travaux ont été lancés mercredi par Pacôme Adjourouvi, Garde des Sceaux et président en exercice du Conseil des ministres de l’OHADA.
Cette édition est placée sous le thème : « Techniques contractuelles d’affaires en Afrique ». L’objectif est de permettre aux professionnels du secteur d’échanger sur les défis actuels du droit des affaires, mais aussi de proposer des recommandations concrètes capables d’améliorer la sécurité juridique sur le continent.
« L’OHADA est née d’un constat fondamental : l’insécurité juridique et judiciaire freinait l’investissement en Afrique », a rappelé Pacôme Adjourouvi lors de l’ouverture des travaux.
Le FIPRODE se veut avant tout un espace pratique où les acteurs du droit confrontent les textes aux réalités économiques et commerciales africaines.
Dans un contexte marqué par l’accélération des échanges économiques, la transformation numérique et l’évolution des pratiques commerciales, plusieurs experts estiment que l’adaptation du droit des affaires devient essentielle pour renforcer la confiance des investisseurs et améliorer le climat des affaires.
À Lomé, les discussions devraient notamment déboucher sur des propositions visant à moderniser certaines pratiques juridiques et à combler les insuffisances observées dans l’application du droit communautaire.










