Au Togo, comme dans de nombreux pays africains, l’insuffisance rénale chronique progresse de manière préoccupante. Cette maladie, souvent silencieuse, est devenue l’une des causes importantes de décès en milieu hospitalier.
Des facteurs de risque bien identifiés
Plusieurs éléments contribuent à cette hausse inquiétante :
- la consommation de médicaments de rue, souvent de qualité douteuse,
- une alimentation déséquilibrée,
- le diabète,
- et l’hypertension artérielle.
Ces facteurs, largement répandus en Afrique subsaharienne, fragilisent progressivement les reins sans symptômes visibles au départ.
Une maladie aux conséquences graves
Selon le Dr Raphaël Dolaama, néphrologue au CHU Sylvanus Olympio de Lomé, l’insuffisance rénale survient lorsque les reins ne parviennent plus à filtrer correctement l’organisme :
« Les déchets et l’eau s’accumulent dans le corps. L’hémodialyse devient alors indispensable pour maintenir l’équilibre de l’organisme. »
Le CHU Sylvanus Olympio reste le principal centre public de prise en charge, proposant des séances d’hémodialyse à coût accessible. Toutefois, la structure est surchargée, avec une liste d’attente pouvant atteindre 300 patients.
Des efforts pour renforcer la prise en charge
Face à cette demande croissante, les autorités ont lancé la construction d’un nouveau centre d’hémodialyse à Kara, dans le nord du pays, afin d’améliorer l’accès aux soins.
La prévention, clé essentielle
Pour limiter les risques, les spécialistes insistent sur quelques gestes simples mais essentiels :
- boire suffisamment d’eau,
- adopter une alimentation équilibrée,
- éviter les médicaments de rue,
- surveiller régulièrement la tension artérielle et le diabète.











