Le gouvernement togolais s’est réuni le 1er avril 2026 à Lomé sous la présidence du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette session a été marquée par l’adoption de plusieurs textes et l’examen de dossiers stratégiques.
Au total, trois projets de loi, quatre décrets et trois communications ont été examinés, ainsi qu’une nomination.
Projets de loi : modernisation et sécurité
Parmi les principales décisions figure la réforme du cadre juridique en matière de concurrence et de protection des consommateurs. Ce nouveau texte, qui remplace une loi datant de 1999, vise à lutter contre les pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes illicites et les abus de position dominante. Il prévoit également la création d’une Commission nationale de la concurrence, chargée de garantir plus de transparence sur le marché.
Le gouvernement a également acté l’adhésion du Togo à deux conventions internationales relatives à la sûreté nucléaire. Ces accords portent sur la sécurité des installations et la responsabilité en cas d’accident, avec pour objectif de renforcer le cadre juridique et prévenir les risques.
Décrets : réformes structurelles et gouvernance
Plusieurs décrets ont été adoptés, notamment dans le domaine foncier, avec la mise en place d’une cellule dédiée à la poursuite des réformes agricoles dans le cadre du programme Pro-REFPA. L’objectif est de sécuriser les terres et de réduire les conflits fonciers.
Le gouvernement a également créé l’Autorité togolaise des frontières (ATF), une nouvelle structure chargée de la gestion des frontières, de la prévention des conflits territoriaux et de la centralisation des données.
En outre, des mesures ont été prises en faveur de la chefferie traditionnelle, avec la fixation des indemnités pour l’année 2026 et la reconnaissance officielle de 15 chefs de canton.
Communications : infrastructures, industrie et contexte international
Parmi les communications examinées, figure la mise en place du système CENTIPOS, destiné à améliorer la cartographie des infrastructures. Cet outil vise à prévenir les perturbations dans les réseaux (eau, électricité, télécommunications) et à mieux coordonner les travaux publics.
Le gouvernement a également abordé le développement industriel, en collaboration avec l’ONUDI, avec la création de mécanismes de coordination et d’un comité technique permanent pour accélérer les projets.
Enfin, une analyse a été faite sur l’impact du conflit au Moyen-Orient, avec des risques identifiés tels que la hausse des prix du pétrole, l’inflation et les perturbations logistiques. Les autorités assurent rester vigilantes face à ces enjeux.
Nomination
Le Lieutenant-Colonel ATAFAÏ Tchangani a été nommé chef du corps des agents des eaux et forêts.
Une orientation stratégique affirmée
Ce Conseil des ministres illustre une volonté de renforcer la modernisation économique, la sécurité nationale — qu’elle soit juridique, territoriale ou environnementale — ainsi que l’efficacité des institutions. Dans un contexte international incertain, le gouvernement affiche également sa détermination à anticiper les risques économiques extérieurs.











