Seize ans derrière les barreaux. C’est le temps qu’aura passé Kpatcha Gnassingbé si sa liberté venait à etre confirmée . L’ancien ministre de la Défense (2005-2007) et demi-frère du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, figurerait parmi les 1 511 détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle accordée le 31 décembre 2025. Mais aucune source officielle ne confirme encore cette libération .
La mesure de clémence, annoncée quelques semaines plus tôt par Faure Gnassingbé devant le Parlement, met fin à l’un des chapitres les plus sensibles de l’histoire politique togolaise récente.
Condamné en 2009 à vingt ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État, Kpatcha Gnassingbé avait été au centre d’un dossier qui a profondément divisé l’opinion publique, au Togo comme à l’étranger.
Son procès avait suscité de vifs débats sur le respect des droits humains, plusieurs organisations de la société civile évoquant un procès entaché d’irrégularités et des conditions de détention préoccupantes.
En incluant son demi-frère dans cette grâce présidentielle collective, le Chef de l’État envoie un message à double portée : humanitaire, par l’acte de clémence, et politique, par un geste perçu comme un signe d’apaisement et de réconciliation — aussi bien au sein de la famille que sur la scène nationale.











