Selon l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO), soixante-quinze (75) prisonniers politiques ont déjà recouvré la liberté dans le cadre de la grâce présidentielle accordée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
« La libération des prisonniers s’est poursuivie le 1er janvier 2026 avec la sortie de Goma Aziz, ce qui amène à au moins 75 le nombre de prisonniers politiques libérés », a indiqué l’organisation sur son compte X (ancien Twitter) ce vendredi 2 janvier 2026.
L’ASVITTO a salué cette initiative tout en exhortant le gouvernement à étendre la mesure à tous les détenus politiques restants.
« Nous comptons encore 68 prisonniers politiques en détention arbitraire, dont l’ancien député Kpatcha Gnassingbé, Jean-Paul Omolou et Marguerite Gnakadé, ancienne ministre et opposante politique. Nous espérons que la sagesse de Faure Gnassingbé sera durable pour faire du Togo un pays sans prisonnier d’opinion », a ajouté l’association.
Le cas emblématique d’Abdoul Aziz Goma
La libération d’Abdoul Aziz Goma, figure emblématique de cette vague, marque un tournant.
Le Togolais naturalisé irlandais avait été condamné à dix ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises de Lomé pour complot contre la sécurité intérieure de l’État et groupement de malfaiteurs. Il devait purger sa peine jusqu’en décembre 2028.
En août 2025, il avait entamé une grève de la faim à la prison civile de Lomé pour dénoncer une détention arbitraire et des conditions inhumaines, suscitant une mobilisation internationale, notamment de l’ONU et d’ONG de défense des droits humains.
Son élargissement, comme celui de 1 511 détenus au total, s’inscrit dans une démarche d’apaisement politique et de réhabilitation de l’image du Togo sur la scène régionale et internationale.
Une décision à portée humanitaire et politique
Dans un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres du 30 décembre, le gouvernement a souligné que cette mesure « humaniste » vise à désengorger les prisons, à renforcer la cohésion sociale et à apporter la joie dans les familles concernées.
Elle s’inscrit également dans le respect des engagements internationaux du Togo en matière de justice et de droits humains.











