Au moment où Faure Gnassingbé prononçait son discours à l’occasion de la fête de l’indépendance, le 27 avril 2026, plusieurs formations de l’opposition ont vivement réagi. Dans une déclaration commune, la DMK-Originale, la DMP, la LDP et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » ont exprimé leur profond désaccord avec le contenu de cette allocution.
Ces organisations estiment que le message présidentiel manque de prise avec les réalités du pays. Elles dénoncent un discours davantage axé sur des considérations théoriques que sur un bilan concret des actions menées après plus de deux décennies de gouvernance.
Selon les signataires, l’absence d’évaluation claire des politiques publiques traduit une difficulté à répondre aux attentes des populations. Ils évoquent notamment une situation économique fragile, marquée par des défis persistants en matière d’accès aux services essentiels comme la santé, l’électricité ou l’eau potable.
Les partis pointent également du doigt des difficultés sociales croissantes, notamment chez les jeunes, confrontés au chômage et à un manque de perspectives. Ils estiment que cet écart entre le discours officiel et le vécu quotidien alimente le mécontentement au sein de la population.
Sur le plan institutionnel, les formations signataires critiquent le passage à la Cinquième République, qu’elles jugent inadapté pour résoudre les tensions politiques actuelles. Elles considèrent que ce changement ne répond pas aux préoccupations majeures du pays.
Par ailleurs, elles se montrent réservées face à l’appel au dialogue évoqué dans le discours présidentiel. Pour elles, une simple concertation ne suffira pas à répondre aux enjeux, et une transformation plus profonde du système politique est nécessaire.
Dans leur déclaration, ces mouvements appellent à une transition inclusive comme solution pour sortir durablement de la crise politique. Ils invitent également les citoyens à rester mobilisés face aux défis actuels.











