La montée de la consommation de substances psychoactives chez les jeunes inquiète de plus en plus au Togo. Cannabis, tramadol et boissons fortement alcoolisées gagnent du terrain, avec des conséquences jugées préoccupantes sur la santé, le comportement et les résultats scolaires.
Ce phénomène, en nette progression, affecte non seulement le bien-être physique et mental des jeunes, mais aussi leur insertion sociale et leur parcours éducatif. Une situation qui alerte les autorités et les acteurs engagés dans la lutte contre les addictions.
Pour y faire face, le Comité national anti-drogue (CNAD) a récemment réuni plusieurs organisations de la société civile afin de revoir les priorités en matière de prévention, notamment en milieu scolaire. L’objectif est de renforcer les actions pour freiner la propagation de ces pratiques à risque.
Au cœur de cette nouvelle approche, la famille occupe une place centrale. Le CNAD mise sur un renforcement du rôle des parents, en leur fournissant des outils concrets pour améliorer le dialogue avec leurs enfants et identifier plus tôt les signes de dérive.
Dans un contexte marqué par un affaiblissement des liens familiaux, cette stratégie entend recréer un cadre d’écoute et d’accompagnement. Elle s’appuie également sur une coordination entre actions éducatives, sensibilisation et mesures répressives, notamment à travers le renforcement des opérations de saisie et de destruction de produits illicites.











