Face à la saturation des aéroports américains, l’administration Trump a décidé de mobiliser des renforts inhabituels. Dès ce lundi, des agents de la police de l’immigration (ICE) seront déployés dans plusieurs aéroports pour appuyer les équipes en charge de la sécurité.
L’annonce a été confirmée par Tom Homan, conseiller du président sur les questions migratoires. Cette mesure vise principalement à désengorger les longues files d’attente observées dans les terminaux, conséquence directe d’un manque de personnel au sein de la Transportation Security Administration (TSA).
Les principaux aéroports du pays seront les premiers concernés, certains enregistrant des temps d’attente pouvant atteindre plusieurs heures. Les agents de l’ICE seront chargés de missions de soutien, notamment la surveillance de zones spécifiques, afin de permettre aux agents de la TSA de se concentrer sur les contrôles de sécurité.
Toutefois, leur rôle restera limité. Ils ne devraient pas intervenir sur les équipements techniques comme les scanners, faute de formation adaptée. Les modalités exactes de cette collaboration sont encore en cours de finalisation entre les deux agences.
Cette situation trouve son origine dans le « shutdown » partiel qui touche le gouvernement fédéral depuis mi-février. Le blocage budgétaire, lié à des désaccords politiques au Congrès, a entraîné la suspension du financement de certaines administrations, dont le Département de la Sécurité intérieure.
Conséquence directe : de nombreux agents fédéraux sont soit en arrêt forcé, soit contraints de travailler sans rémunération. Dans ce contexte, l’absentéisme au sein de la TSA a fortement augmenté, atteignant parfois des niveaux critiques.
Les autorités craignent désormais une aggravation de la crise, certains agents envisageant de quitter leur poste pour subvenir à leurs besoins. Une situation qui met sous pression tout le système de sécurité aéroportuaire américain.










