Déjà poursuivi pour le massacre de Shakahola qui avait fait plus de 450 victimes en 2023, le pasteur kényan Paul Mackenzie fait désormais face à de nouvelles inculpations. Il est accusé de « terrorisme », « meurtres sur enfants » et « homicide » dans l’affaire de Kwa Binzaro, sur la côte kényane.
Un charnier de 52 corps y avait été découvert en août dernier. Les exhumations ont révélé que les victimes seraient mortes de faim, dans des circonstances similaires à celles du drame de Shakahola.
Huit accusés devant la justice
Mercredi 11 février, Paul Mackenzie et sept coaccusés ont comparu devant les juridictions de Shanzu et de Mombasa. Devant la cour de Shanzu, où s’est ouvert le procès pour terrorisme, les prévenus ont plaidé non coupables.
L’acte d’accusation évoque l’appartenance à « une secte religieuse radicalisée » et à « un groupe criminel organisé » promouvant une idéologie violente basée sur le jeûne extrême.
Les faits reprochés dans cette nouvelle affaire se seraient déroulés entre janvier et juillet 2025, alors que Mackenzie était déjà incarcéré. Il est néanmoins soupçonné d’avoir coordonné certaines activités depuis sa cellule, notamment par des échanges téléphoniques avec Shallyne Temba, présentée comme la prêtresse de Kwa Binzaro.
De nombreuses victimes mineures
Les procédures pour « meurtres sur enfants » et « homicide » ont également été ouvertes devant la Haute Cour de Mombasa. Les accusés n’ont pas encore pu plaider, la juge ayant ordonné une évaluation psychologique préalable.
Selon l’acte d’accusation, près de la moitié des 52 victimes seraient des enfants âgés de 6 mois à 17 ans.
Un marathon judiciaire
Alors que le procès lié au massacre de Shakahola est toujours en cours, cette nouvelle affaire alourdit considérablement le dossier judiciaire de Paul Mackenzie. Le procureur prévoit de demander le refus de toute libération sous caution pour les accusés.









