Le gouvernement de la Guinée équatoriale a présenté sa démission après avoir été jugé insuffisamment performant dans la mise en œuvre des priorités de l’État. L’annonce a été faite par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, également fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président a expliqué que l’exécutif n’avait atteint qu’une faible partie des objectifs qui lui avaient été assignés.
« La règle est simple : la responsabilité publique doit se traduire par des résultats », a-t-il déclaré, estimant que les ressources humaines, matérielles et financières mises à la disposition du gouvernement n’avaient pas produit les effets attendus.
Des performances jugées insuffisantes
Selon Teodoro Nguema Obiang Mangue, le gouvernement sortant n’aurait réalisé qu’environ 10 % des objectifs fixés, sans toutefois préciser les indicateurs concernés.
Le cabinet, nommé en 2024, était dirigé par le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua, ancien responsable de la Banque nationale de Guinée équatoriale. Sa mission consistait notamment à conduire des réformes économiques destinées à améliorer les conditions de vie de la population et à soutenir les ménages les plus vulnérables.
Une économie confrontée à de nombreux défis
Malgré ces ambitions, la Guinée équatoriale continue de faire face à une conjoncture économique difficile. Le pays subit notamment les effets de la baisse de la production pétrolière, du recul des investissements et des pressions économiques internationales.
Très dépendante des hydrocarbures, l’économie nationale tire encore l’essentiel de ses recettes publiques et de ses exportations du pétrole et du gaz, ce qui la rend particulièrement vulnérable aux fluctuations du marché.
Un nouveau gouvernement attendu
Dans un communiqué, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), au pouvoir, a indiqué que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo reprochait au gouvernement sortant de ne pas avoir suffisamment avancé dans la diversification de l’économie, notamment à travers le développement du secteur agricole.
L’exécutif a également été critiqué pour son incapacité à réduire la dépendance du pays aux importations de produits pouvant être fabriqués localement.
Les autorités devraient désormais procéder à la nomination d’un nouveau gouvernement, avec pour objectif d’accélérer les réformes économiques et d’améliorer l’efficacité de l’action publique.










