Les autorités togolaises ont engagé les premières poursuites contre les auteurs de violences liées aux rumeurs de prétendues « disparitions de sexe ». Plusieurs personnes ont été interpellées après des actes de justice populaire survenus ces derniers jours, tandis que les examens médicaux réalisés sur l’un des plaignants n’ont révélé aucune disparition d’organe.
Ces arrestations interviennent après une série d’incidents provoqués par des accusations relayées sur les réseaux sociaux et par le bouche-à-oreille. Dans plusieurs localités, des personnes ont été prises à partie après avoir été accusées d’être à l’origine de supposées disparitions de sexe, sans qu’aucune preuve ne soit établie.
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Des interpellations à Cacavéli et Agbalépédo
Les premières interventions des forces de l’ordre ont concerné deux affaires survenues dans le secteur de Cacavéli et aux environs de Fan Milk, à Agbalépédo.
Dans les deux cas, les personnes mises en cause ont été conduites au poste de police afin d’être entendues. Les individus soupçonnés d’avoir participé aux violences et aux troubles à l’ordre public ont également été interpellés.
Les examens médicaux n’ont révélé aucune disparition
Dans l’une des affaires, un homme affirmant avoir perdu son sexe a été conduit à l’hôpital de Cacavéli pour des examens médicaux.
Selon les autorités, les résultats n’ont révélé aucune anomalie. Les médecins ont confirmé que l’organe était présent et ne présentait aucune atteinte.
Ces constatations rejoignent les précédents démentis des autorités sanitaires et administratives, qui rappellent qu’aucun cas médicalement confirmé de disparition d’organe n’a été enregistré au Togo.
Les autorités mettent en garde contre la justice populaire
Au-delà des rumeurs, les autorités entendent désormais sanctionner les actes de violence commis contre des personnes accusées sans preuve.
Les personnes interpellées devraient être présentées au parquet afin de répondre notamment de faits de violences, de troubles à l’ordre public et d’atteinte à l’honneur des personnes injustement mises en cause.
Les autorités appellent enfin la population à faire preuve de retenue et à signaler tout comportement suspect aux forces de sécurité, plutôt que de recourir à la justice populaire.


