Donald Trump a annoncé ce samedi que les États-Unis ont mené une attaque militaire « à grande échelle » contre le Venezuela, aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse.
Une déclaration choc, qui plonge la région dans une nouvelle zone de turbulence politique et diplomatique.
« Les États-Unis ont mené avec succès une attaque à grande échelle contre le Venezuela et son dirigeant, Nicolás Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et transféré hors du pays », a affirmé Trump sur Truth Social.
Il a précisé qu’une conférence de presse aurait lieu à 11 heures (heure locale) depuis Mar-a-Lago, en Floride.
Caracas sous tension après des explosions nocturnes
Depuis la nuit de vendredi à samedi, de fortes explosions ont été signalées à Caracas et dans plusieurs autres régions, notamment à La Carlota, Miranda, Aragua et La Guaira.
Des vidéos publiées par des habitants montrent des colonnes de fumée et des avions volant à basse altitude, alors que plusieurs quartiers de la capitale ont été plongés dans le noir à la suite de coupures d’électricité.
Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « agression militaire » américaine, accusant Washington d’avoir attaqué « des zones civiles et militaires » et de violer la souveraineté nationale.
Pour l’heure, aucun commentaire officiel n’a été publié depuis Caracas sur le sort de Nicolás Maduro.
Un parallèle avec l’invasion du Panama de 1989
Certains observateurs comparent déjà cette opération à l’invasion du Panama par les États-Unis en 1989, qui avait conduit à la capture du général Manuel Noriega.
Mais cette fois, le contexte est encore plus explosif : le Venezuela est sous sanctions depuis 2019, et la crise politique entre Washington et Caracas avait atteint un niveau inédit depuis la présidence de Trump.
Silence international, réactions attendues
Aucune réaction officielle n’avait encore émané de l’ONU, de l’Union européenne ou des gouvernements latino-américains dans les premières heures suivant l’annonce.
Les analystes s’attendent à une crise diplomatique majeure, notamment avec la Russie et l’Iran, deux alliés de longue date du régime de Maduro.











