La Corée du Nord a affirmé que ses récents essais d’armement incluaient des missiles balistiques équipés d’ogives à sous-munitions, marquant une nouvelle étape dans le développement de son arsenal militaire.
Selon l’agence officielle KCNA, ces tests, menés sur trois jours, ont porté sur plusieurs systèmes d’armes, notamment des missiles à capacité nucléaire de type Hwasong-11. Ces engins, conçus pour voler à basse altitude avec une grande maniabilité, seraient capables de contourner les systèmes de défense antimissile.
Les autorités nord-coréennes indiquent que ces missiles peuvent frapper des cibles sur une zone étendue, grâce à des ogives à fragmentation, capables de disperser de multiples charges explosives sur plusieurs hectares.
Ces annonces interviennent après que la Corée du Sud a détecté plusieurs tirs de missiles depuis la côte est nord-coréenne. Selon l’armée sud-coréenne, les projectiles ont parcouru entre 240 et 700 kilomètres avant de tomber en mer.
Outre les missiles, Pyongyang affirme avoir testé des systèmes de défense antiaérienne, des technologies électromagnétiques et d’autres types d’armements avancés.
Ces développements s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions dans la péninsule coréenne. Les relations entre les deux Corées restent dégradées, tandis que les négociations nucléaires avec les États-Unis sont au point mort depuis leur échec en 2019.
Le régime de Kim Jong Un poursuit ainsi le renforcement de ses capacités militaires, tout en consolidant ses relations avec des partenaires comme la Chine et la Russie, dans un contexte d’isolement international persistant.









