Simple rotation technique ou sanction déguisée ? La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de ne reconduire aucun arbitre des quarts de finale pour les demi-finales de la CAN Maroc 2025 suscite de vives interrogations dans le monde du football africain.
L’arbitre sénégalais Issa Sy, qui avait dirigé le match Nigeria–Algérie (2-0), ne figurait logiquement pas parmi les désignations : le Sénégal étant encore en course, sa nomination aurait créé un conflit d’intérêt évident. Impossible de l’imaginer au sifflet du choc Sénégal–Égypte, et sa présence sur Nigeria–Maroc aurait également été source de polémique.
Mais d’autres exclusions interrogent davantage. Le Mauritanien Beida, très critiqué pour sa prestation lors du Maroc–Cameroun (2-0), n’a pas été retenu, tout comme le Sud-Africain Victor Gomes Tom, arbitre du quart Mali–Sénégal (0-1), relégué cette fois au rôle d’arbitre vidéo (VAR) pour Nigeria–Maroc.
Même l’expérimenté Mustapha Ghorbal (Algérie), considéré comme l’un des meilleurs du continent, est écarté. Il avait officié le spectaculaire Égypte–Côte d’Ivoire (3-2). La CAF semble ici avoir privilégié la prudence diplomatique, dans un contexte où la moindre controverse peut enflammer les débats.
Pour les demi-finales, place à Pierre Atcho (Gabon) pour Sénégal–Égypte et Daniel Laryea (Ghana) pour Nigeria–Maroc. Ce dernier, peu utilisé depuis le début du tournoi, crée la surprise : il n’avait arbitré qu’un seul match en phase de groupes (Algérie–Burkina Faso, 1-0).
Une rotation stratégique ou un message disciplinaire ?
Officiellement, la CAF parle d’une rotation normale des officiels pour éviter toute suspicion d’influence. Mais en coulisses, plusieurs observateurs y voient une volonté d’apaiser les critiques et d’éviter toute récidive d’erreurs arbitrales à ce stade crucial du tournoi.











