Treize détenus ayant bénéficié d’une décision de mise en liberté provisoire restent toujours incarcérés plus de deux mois après l’arrêt de la Cour d’appel de Lomé rendu le 18 février 2026.
Selon ce document judiciaire, ces personnes devaient être libérées sous contrôle judiciaire, avec des obligations précises, notamment des présentations régulières devant les autorités compétentes et une restriction de sortie du territoire.
Cependant, malgré cette décision, leur libération effective n’a pas été mise en œuvre, suscitant incompréhension et inquiétude chez leurs proches ainsi que chez certaines organisations de la société civile.
Face à cette situation, les détenus concernés envisagent d’entamer une grève de la faim à partir du 10 mai 2026, afin de protester contre leur maintien en détention.
L’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) a également exprimé son indignation, soulignant le décalage entre la décision judiciaire et sa mise en application.
Cette affaire soulève des interrogations sur les mécanismes d’exécution des décisions de justice et alimente le débat autour des droits des détenus et du respect des procédures judiciaires.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite pour expliquer les raisons de ce maintien en détention.











