La députée Brigitte Adjamagbo-Johnson est revenue, le 25 mars à Lomé, sur les circonstances de l’incident survenu lors de sa récente tournée dans la région des Savanes. Lors d’une conférence de presse au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), elle a dénoncé une situation qu’elle juge préoccupante.
Une mission d’inspection des chantiers publics
Selon l’élue, cette tournée visait à évaluer l’état de plusieurs infrastructures publiques lancées depuis plusieurs années mais restées inachevées. Parmi les projets concernés figurent les barrages de Dalwak à Dapaong et de la Kozah, le marché de Dapaong, un pont de chargement de céréales ainsi que plusieurs axes routiers, notamment Kara–Kabou–Bandjeli.
Des projets financés à hauteur de milliards de FCFA, mais dont l’avancement reste, selon elle, insuffisant.
Des démarches administratives restées sans réponse
Brigitte Adjamagbo-Johnson affirme avoir entrepris toutes les démarches nécessaires avant son déplacement. Des correspondances auraient été adressées aux autorités compétentes, dont le ministère de l’Administration territoriale et les préfets concernés. Toutefois, elle indique n’avoir reçu aucune réponse officielle, ce qui ne l’a pas empêchée d’entamer sa mission le 19 mars à Dapaong.
Une intervention musclée des forces de sécurité
La situation se serait rapidement dégradée sur le terrain. La délégation affirme avoir été placée sous surveillance étroite avant d’être contrainte de quitter la région sous escorte.
Selon la déclaration de la DMP, un important dispositif sécuritaire — comprenant gendarmes, policiers et unités spéciales — a été déployé. Les membres de la délégation auraient été escortés jusque dans leur lieu d’hébergement, avant d’être contraints de préparer leur départ sous surveillance.
La présence d’un hélicoptère survolant la zone a également été signalée, tandis que le convoi de la députée aurait été accompagné jusqu’à Naboulgou, point où l’escorte a pris fin.
Une mission écourtée pour des raisons de sécurité
Face à ces événements, ainsi qu’à des appels anonymes déconseillant la poursuite de la tournée, notamment vers Kara, la députée dit avoir préféré suspendre sa mission afin d’éviter tout risque.
Elle estime que ces obstacles pourraient viser à empêcher toute vérification indépendante de l’état réel des projets publics.
Une détermination intacte
Malgré cet épisode, Brigitte Adjamagbo-Johnson affirme sa volonté de poursuivre ses démarches pour faire la lumière sur ces chantiers inachevés et sur les éventuelles irrégularités.











