Malgré les avancées enregistrées dans le développement de l’enseignement préscolaire, de nombreux défis persistent dans le système éducatif togolais. Selon les données du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC), près de 70 % des élèves terminent le cycle primaire sans maîtriser les compétences fondamentales en lecture et en mathématiques.
Cette étude, pilotée par des enseignants-chercheurs de l’Université de Lomé, met en lumière les difficultés d’apprentissage auxquelles sont confrontés de nombreux enfants, tout en soulignant l’impact positif d’un accès précoce à l’éducation.
Le préscolaire, un levier pour améliorer les apprentissages
Les résultats montrent que les enfants ayant bénéficié d’une éducation préscolaire obtiennent généralement de meilleures performances scolaires que ceux qui n’y ont pas eu accès.
Selon les chercheurs, ces constats confirment que les investissements dans la petite enfance constituent un levier essentiel pour renforcer les compétences de base, réduire les inégalités éducatives et améliorer les chances de réussite tout au long du parcours scolaire.
Des recommandations pour réduire les inégalités
Afin d’améliorer les résultats des élèves, l’étude préconise une extension ciblée de l’enseignement préscolaire, notamment dans les communautés rurales et les zones les plus défavorisées.
Les chercheurs recommandent notamment :
- la construction de nouvelles infrastructures préscolaires ;
- le recrutement et le déploiement d’enseignants qualifiés ;
- la mise à disposition de matériels pédagogiques adaptés ;
- un soutien financier aux ménages vulnérables afin de faciliter la scolarisation des jeunes enfants.
Mieux coordonner les politiques sociales et éducatives
L’étude invite également le gouvernement et les partenaires en charge de la protection sociale à renforcer la coordination entre le développement du préscolaire, les programmes de transferts monétaires et les initiatives de protection de l’enfance.
À travers ces recommandations, les chercheurs estiment qu’une approche intégrée permettrait de réduire les inégalités d’accès à l’éducation et d’améliorer durablement les acquis scolaires des élèves togolais.







