Le Togo consolide une fois de plus sa position de pays réformateur de premier plan en Afrique de l’Ouest.
Selon le rapport B-Ready 2025, publié fin décembre par la Banque mondiale, le pays conserve sa place de top performer régional, avec un score global de 61,52 points, se maintenant ainsi 3ᵉ en Afrique subsaharienne derrière le Rwanda (67,9 pts) et l’île Maurice (63,2 pts).
En Afrique de l’Ouest, le Togo devance le Bénin (60,2 pts) et le Ghana (56,8 pts), confirmant la solidité de ses réformes économiques et administratives.
Cette performance vient prolonger la tendance amorcée depuis la première édition du B-Ready 2024, où le Togo avait déjà pris la tête du classement ouest-africain.
Un nouveau cadre d’évaluation du climat des affaires
Le rapport B-Ready, qui succède à l’ancien Doing Business, s’appuie sur une enquête menée auprès de 58 000 entreprises et 5 000 experts dans 101 économies.
L’indice mesure la performance sur dix domaines clés du cycle de vie d’une entreprise — de la création à la sortie du marché — selon trois piliers :
- le cadre réglementaire,
- la qualité des services publics,
- et l’efficacité opérationnelle.
Le Togo obtient notamment 66,26 points sur le cadre réglementaire et 57,38 points sur l’efficacité opérationnelle, témoignant d’un bon niveau de conformité mais aussi de marges de progression dans la simplification des démarches et la réduction des coûts administratifs.
Des performances contrastées mais encourageantes
Le pays brille particulièrement sur l’indicateur « entrée des entreprises sur le marché », avec 85,77 points, traduisant les efforts constants pour faciliter la création d’entreprises via le guichet unique du CFE et la digitalisation des procédures.
Les progrès sont également notables dans les domaines de l’emploi, des services financiers et de l’insolvabilité.
Cependant, le commerce international et la concurrence restent des axes d’amélioration.
Globalement, le rapport confirme la résilience du modèle togolais et la continuité des réformes économiques amorcées depuis 2018.
Le pays demeure ainsi un pôle de stabilité et d’innovation administrative dans la sous-région ouest-africaine.











