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« Festival des culs » : Une affiche promotionnelle fait polémique à Lomé

Une affiche promotionnelle annonçant une soirée prévue dans un night-club du quartier Avédji, à Lomé, alimente depuis plusieurs jours de nombreux échanges sur les réseaux sociaux. En cause, le nom de l’événement, « Festival des culs », ainsi que les visuels utilisés pour sa promotion, jugés provocateurs par une partie des internautes.

Prévu dans un établissement de nuit de la capitale, l’événement est présenté à travers une communication mettant en scène une femme dans une posture suggestive et annonçant un concours dont l’intitulé suscite de vives réactions en ligne.

Une communication qui divise les internautes

Au-delà de la tenue de cette soirée, c’est surtout la stratégie de communication adoptée par les organisateurs qui fait débat.

De nombreux internautes estiment que la diffusion d’une telle affiche sur des plateformes accessibles à tous, y compris aux mineurs, soulève des interrogations sur la responsabilité des promoteurs d’événements.

Pour certains observateurs, la liberté de promouvoir une activité festive doit s’exercer dans le respect des principes de décence, tout en tenant compte de la protection des publics les plus jeunes. D’autres, en revanche, estiment qu’il s’agit d’un événement destiné à un public majeur et que chacun reste libre d’y participer ou non.

Des appels à un examen par les autorités

Cette polémique relance également le débat sur l’encadrement de la communication événementielle au Togo.

Plusieurs voix appellent les autorités compétentes à vérifier si les supports de communication utilisés respectent les dispositions légales applicables, notamment en matière de protection des mineurs et de diffusion de contenus dans l’espace public.

À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités concernant cette affaire.

Ce que prévoit la législation togolaise

Au Togo, l’organisation d’événements culturels ou festifs est autorisée, mais elle doit s’effectuer dans le respect des lois en vigueur.

Le Code pénal togolais, notamment les articles 391 à 394 de la loi n° 2015-10 du 24 novembre 2015, réprime certaines atteintes aux bonnes mœurs, notamment l’exhibition de contenus obscènes dans l’espace public ou les situations susceptibles d’exposer des mineurs à des contenus inappropriés.

Selon les circonstances et les faits éventuellement constatés, les organisateurs peuvent faire l’objet de sanctions judiciaires. Les peines prévues par la loi peuvent aller de six mois à trois ans d’emprisonnement et de 100 000 à 3 000 000 de FCFA d’amende, sans préjudice d’éventuelles mesures administratives, comme la suspension ou l’interdiction d’un événement.

À ce stade, il convient toutefois de préciser qu’aucune autorité compétente n’a indiqué que cette soirée constituait une infraction. Les éventuelles suites dépendront des vérifications qui pourraient être menées et de l’appréciation des autorités concernées.

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