La situation continue de préoccuper les autorités éducatives et les acteurs sociaux au Togo. Au cours de l’année scolaire 2024-2025, pas moins de 2284 grossesses en milieu scolaire ont été recensées à travers le pays.
Un chiffre jugé alarmant qui relance une nouvelle fois le débat sur la protection des jeunes filles et l’éducation sexuelle dans les établissements scolaires.
Les données ont été présentées le 21 mai à Kpalimé, lors d’un atelier consacré à la lutte contre les grossesses précoces, les mariages forcés et les violences basées sur le genre.
Les collèges restent les plus touchés
Dans le détail, les statistiques montrent que les collèges concentrent le plus grand nombre de cas.
Le secondaire 1 (collège) enregistre à lui seul 1319 grossesses, contre 948 cas au lycée et 17 cas au primaire.
Même si une légère baisse est observée par rapport aux années précédentes, les chiffres restent extrêmement élevés.
Au collège par exemple, les cas étaient passés de 1625 en 2022-2023 à 1722 en 2023-2024, avant de redescendre cette année à 1319.
Même les écoles primaires sont concernées
L’un des aspects qui choque le plus reste la présence de cas enregistrés au niveau primaire.
Même si les chiffres sont plus faibles, le phénomène continue d’exister chez les plus jeunes élèves.
Les autorités indiquent avoir recensé 47 cas en 2021-2022, puis 54 cas en 2022-2023, avant une baisse progressive à 25 cas puis 17 cas cette année.
Des statistiques qui provoquent déjà beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux.
Des conséquences lourdes pour les jeunes filles
Derrière ces chiffres se cachent des réalités souvent difficiles.
Beaucoup de jeunes filles concernées sont contraintes d’abandonner leurs études, tandis que d’autres se retrouvent confrontées à des problèmes psychologiques, économiques ou sanitaires.
Les responsables évoquent également l’impact des violences basées sur le genre et des mariages précoces qui aggravent la situation dans plusieurs localités.
Pour plusieurs observateurs, cette problématique représente aujourd’hui une véritable urgence sociale et éducative.
Les appels à des actions concrètes se multiplient
Face à l’ampleur du phénomène, plusieurs acteurs demandent un renforcement des campagnes de sensibilisation dans les écoles et au sein des familles.
D’autres insistent sur l’importance de l’éducation sexuelle, de l’accompagnement psychologique des adolescentes et de la protection des jeunes filles contre les violences.
Sur Facebook et WhatsApp, de nombreux internautes appellent également les autorités à agir davantage pour éviter que des milliers de jeunes filles voient leur avenir scolaire compromis.











