Les autorités américaines ont confirmé l’expulsion de 355 ressortissants africains, dont une majorité est originaire d’Afrique de l’Ouest. Les noms et photographies des personnes concernées ont été rendus publics, tandis que leurs pays d’origine se préparent à organiser leur retour.
Selon les informations communiquées, le Nigeria arrive en tête avec 110 ressortissants expulsés, suivi du Libéria avec 94 personnes. Le Ghana compte 30 ressortissants concernés, devant le Sénégal (19), le Cameroun (15), la Gambie et la Côte d’Ivoire (14 chacun), la Mauritanie (12), le Cap-Vert (11), le Burkina Faso (9), le Niger (8), ainsi que le Togo et la Guinée avec six ressortissants chacun. Le Mali en compte cinq, tandis que le Bénin et la Guinée-Bissau enregistrent chacun une personne concernée.
Six Togolais parmi les personnes expulsées
D’après les informations rendues publiques par les autorités américaines, les six ressortissants togolais concernés ont été interpellés dans différents États du pays pour des faits présumés de nature pénale.
Il s’agit de :
- Koffi Bassowou, arrêté à Charlotte, en Caroline du Nord, pour une affaire liée à une infraction sexuelle sur mineur ;
- Komlanvi Edoh, interpellé à Houston, au Texas, dans une affaire d’agression sexuelle ;
- Koffivi Gadegbe, arrêté à Varsovie, dans l’Indiana, pour des faits présumés de cambriolage, d’effraction et de vol de véhicule ;
- Kokouvi Azouma, appréhendé à Henderson, dans le Nevada, pour cambriolage ;
- Abraham Ahiagbedey, arrêté à Orlando, en Floride, dans une affaire de braquage à main armée ;
- Abdoul Agbere, interpellé à Greenbelt, dans le Maryland, pour des faits de fraude et de détournement de fonds.
Une politique migratoire toujours stricte
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique migratoire appliquée par les États-Unis, qui prévoit l’expulsion de ressortissants étrangers faisant l’objet de condamnations judiciaires ou de procédures liées à des infractions sur le territoire américain.
Ces dernières années, les autorités américaines ont renforcé les mesures de contrôle migratoire et les procédures de reconduite vers les pays d’origine, en particulier pour les personnes impliquées dans des affaires criminelles ou en situation irrégulière.
Les modalités d’accueil et de réintégration des ressortissants concernés relèvent désormais des autorités de leurs pays respectifs.











