La relation entre la justice togolaise et les citoyens traverse une période délicate. Confrontés à une méfiance persistante de l’opinion publique, les magistrats admettent l’existence d’une crise de confiance et annoncent leur volonté d’agir pour restaurer la crédibilité de l’institution judiciaire.
Régulièrement critiqués, les magistrats sont souvent accusés de pratiques telles que la corruption ou le manque d’impartialité. Cette perception négative est particulièrement marquée dans les affaires foncières, un domaine où les justiciables expriment une défiance profonde à l’égard des décisions rendues.
L’Union syndicale des magistrats du Togo (USYMAT) reconnaît la réalité de ces reproches. Pour ses responsables, la situation actuelle résulte en grande partie d’un manque d’information et d’une mauvaise compréhension du fonctionnement de la justice, alimentant rumeurs et suspicions.
Récemment élu secrétaire général de l’USYMAT, Cyrille Letaaba, substitut général près la Cour d’appel de Lomé, se veut toutefois rassurant. Il assure que le syndicat compte engager des actions concrètes pour améliorer la communication, renforcer la transparence et rapprocher la justice des citoyens.
Créée en 2018, l’USYMAT s’est donné pour mission de renforcer le dialogue social, d’accélérer les réformes statutaires, d’améliorer les conditions de travail des magistrats et de consolider l’unité de la corporation, aussi bien au niveau du siège que du parquet. L’objectif affiché est clair : contribuer à bâtir une justice plus crédible, plus accessible et mieux comprise par la population.










